Le vieil Arnolphe a recueilli une jeune fille pauvre, Agnès, et l’a mise à l’écart de la société, non pas pour des raisons généreuses, mais pour en faire une épouse que l’isolement en compagnie de gardiens aura préservée des vices et des contacts avec d’autres hommes.
Quand il rend visite à Agnès et lui demande ce qui s’est passé, elle lui répond : « Le petit chat est mort », ce qui semble révéler sa naïveté et son ignorance des affaires du monde. Mais un jeune homme, Horace, est arrivé à se faire connaître d’Agnès. Arnolphe l’apprend par Horace lui-même, qui ne sait pas que le vieil homme est le responsable de l’enfermement de la jeune fille dont il est épris. Arnolphe fait tout éloigner Horace et, apprenant qu’un enlèvement est en préparation, il fait bastonner le jeune homme par ses domestiques. Il espère accélérer les évènements et annonce à Agnès qu’elle va se marier.
Celle-ci croit qu’on lui propose d’épouser Horace, mais c’est Arnolphe qui s’annonce comme le mari du contrat à signer le jour même. Il lui fait la lecture de très contraignantes Maximes de la femme mariée qu’il a écrites à son intention ! Elle refuse et résiste, malgré les menaces d’Arnolphe qui parle de la cloîtrer dans un couvent.
Le vieux jaloux ne triomphera pas. Le père d’Agnès, qui avait perdu sa fille, la retrouve et la donne au jeune homme à qui elle était destinée : c’était précisément Horace. L’amour l’emporte et Arnolphe est laissé à sa solitude.
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